Voici la liste des principales maladies par ordre alphabétique et leurs signes cliniques :
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La cryptococcose
Même signes cliniques que l'on observe dans les méningites : maux de tête intenses qui s'exagèrent aux bruits et à la lumière, associés à une fièvre et des vomissements.
On recherche le "syndrome méningé" en fléchissant doucement la tête du patient (ce qui est très douloureux, voire impossible). Parfois, les signes sont moins évidents et le diagnostic est plus difficile. Parfois, au contraire, les signes sont plus "bruyants". Au syndrome méningé, s'ajoute une confusion mentale (le malade ne sait plus très bien où il est et perd ses repères dans le temps), des troubles du comportement (agitation, irritabilité...), une somnolence anormale... Beaucoup plus rarement, la cryptococcose peut causer des abcès cérébraux, les symptômes sont alors les mêmes que pour la toxoplasmose.
Le cytomégalovirus
Lors de la contamination chez l'adulte, les symptômes sont rares : fièvre, sensation de fatigue, de type mononucléoses. Chez le sujet séropositif au VIH immunodéprimé et le nouveau-né, les signes sont plus francs et le virus ne provoque la maladie qu' en certains organes (poumons, intestins et rétine). Il s'agit le plus souvent, chez le sujet séropositif immunodéprimé d'une infection ancienne : le virus est présent et devient virulent. Il peut également s'agir d' une infection récente par transfusion sanguine ou greffe d' organes. Chez les personnes atteintes du sida, les formes les plus sévères sont l'atteinte des yeux et des poumons.
Les diarrhées
La diarrhée n'est pas toujours isolée. Elle peut s'accompagner de fièvre, en fonction de sa cause, ou de symptômes rappelant la dysenterie (émission par l' anus de sang et de glaires, ayant l'aspect de blanc d'uf cru), mélangés ou non à des matières fécales ; fortes douleurs rectales, provoquant des fausses envies d'aller à la selle, ou tension douloureuse continue de la région ano-rectale.
La qualité de la vie peut être compromise par divers éléments : le fait d'avoir régulièrement des selles la nuit, parfois une difficulté à ressentir la différence entre une envie d'émission de selles et de gaz. L'urgence de l' envie (parfois moins de 5 minutes) pose de sérieux problèmes en cas de voyages, de sorties... Des douleurs abdominales ("coliques") peuvent conduire à cesser toute activité, voire à s'allonger.
L' encéphalopathie liée au VIH
Les signes s'installent lentement. On les associe, au début, souvent à une dépression. La forme la plus typique comporte des troubles intellectuels, des troubles du comportement et des troubles moteurs. Le patient est souvent conscient de ses baisses de performances mais les considère avec un certain détachement.
Les troubles intellectuels sont essentiellement des troubles de mémoire, des difficultés à soutenir son attention, un ralentissement pour réaliser des opérations intellectuelles. Le patient est souvent obligé de relire plusieurs fois un même paragraphe pour en saisir le sens et doit tout noter pour pallier ses troubles de mémoire.
Les troubles du comportement consistent en un désintérêt pour l' environnement et les hobbies, une tendance à l'isolement... Autant d'éléments qui doivent être dissociés d' une dépression. Il existe souvent une irritabilité et des manifestations anxieuses.
Des troubles de la motricité accompagnent les signes décrits plus haut dans plus de la moitié des cas. Il s'agit de troubles de l'équilibre, d'incoordination à la marche, de faiblesse des membres inférieurs sans réelle paralysie, de maladresses des membres supérieurs.
L'encéphalopathie risque d'évoluer vers un syndrome démentiel. Il existe alors des troubles importants de la mémoire (les souvenirs sont imprécis ou inexacts), de l'orientation dans le temps (incapacité de donner la date exacte, la durée d' un événement), de l'orientation dans l'espace (non reconnaissance de lieux habituels), une difficulté à utiliser des connaissances acquises (calcul), une lenteur de processus de santé, perturbant les actes de la vie quotidienne et imposant l'aide d'une tierce personne. Plus tard, les troubles moteurs finissent par empêcher de se lever, les troubles intellectuels grèvent les possibilités de communication, l'incontinence des sphincters (anus, vessie) complique les possibilités de prise en charge.
Les lymphomes
Ce sont des tumeurs très sensibles aux traitements anticancéreux et aux rayons qui représentent l'essentiel de leur traitement. Les signes varient considérable-ment d' une personne à l' autre, car ils dépendent de l'endroit de l'organisme où la prolifération prend naissance.
Il arrive qu'on suspecte un lymphome lorsqu'une adénopathie (gonflement anormal d'un ou plusieurs ganglions, par exemple au creux des aisselles) auparavant stable, augmente brusquement de volume. Même si ce gonflement est indolore, il ne faut surtout pas tarder à consulter et pratiquer une biopsie (prélèvement sous anesthésie d'un petit morceau de ganglion). Les lymphomes de l' estomac ou de l'intestin sont révélés par des troubles digestifs et la preuve en est apportée généralement par une endoscopie (exploration) avec prélèvement (biopsie). Des lymphomes, notamment non hodgkininens peuvent se développer à partir de ganglions situés dans la partie supérieure ou moyenne du thorax, autour de gros vaisseaux, dans la région appelée médiastin (autour du cur). Lorsque le point de départ est cérébral, il peut se révéler par des signes neurologiques, par exemple des maux de tête, une paralysie d'un membre ou de la face, des vomissements en jet. Il peut se caractériser aussi par une altération de l'état général, avec amaigrissement, fièvre. Ces signes doivent amener à consulter en urgence.
La maladie de Kaposi
Le Kaposi peut apparaître précocement dans le cours de l'infection à VIH et ne signifie pas qu'il existe un déficit immunitaire important. Le taux de CD4 peut être élevé et le Kaposi n'a pas tendance à le faire baisser. Dans la majorité des cas, une tache brune ou rose suscite une inquiétude, alors que ce n'est souvent pas du Kaposi. Il convient de prendre le conseil de votre médecin ou d'un dermatologue qui rassure immédiatement. En cas de doute, on peut faire un petit prélèvement de peau sous anesthésie locale. Les lésions ne sont pas contagieuses et il n'y a aucun risque de contracter la maladie en touchant une lésion. Le Kaposi ne se manifeste pas seulement au cours de l'infection à VIH. Le Kaposi n'est pas un cancer au sens habituel du terme : un cancer débute en un endroit et va diffuser soit localement soit à distance en envoyant des cellules par la circulation sanguine ; ce sont des métastases. Le Kaposi ne produit pas de métastases ; il peut, par contre, apparaître simultanément en plusieurs endroits. En détruisant la ou les premières lésions, on n'empêche pas la survenue de nouvelles.
Les maladies de la peau
Liste des maladies de peau les plus rencontrées au cours de l'infection à VIH :
xèrose La xèrose (ou sécheresse de la peau) est très fréquente chez les personnes séropositives surtout quand le déficit immunitaire est important. Cette sécheresse favorise les démangeaisons ; bien que sans gravité, elle peut être gênante surtout quand elle ne se limite pas à certaines parties du corps comme les jambes et les bras. La meilleure façon de la combattre est dabord déviter lutilisation intempestive de savons, de détergents, de déodorants ou de bains moussants. Lapplication deux fois par jour de crèmes hydratantes (Xèroderm©, Xérial©, Lipikar©, etc), notamment après la douche, dhuiles pour le bain est efficace à condition dêtre régulière. Ces produits, disponibles en pharmacie, ne sont pas remboursés même si on bénéficie du 100 %. On peut aussi acheter des crèmes hydratantes ou des huiles dans les grandes surfaces pour un prix moindre ; il faudra éviter tout produit contenant des parfums. La cause de cette xèrose et le lien avec limmunité est mal comprise. Les traitements antiVIH peuvent eux-aussi être à lorigine de xérose.
eczéma Leczéma nest pas plus fréquent chez les personnes séropositives que dans la population générale, sauf peut-être chez lenfant. En revanche, très nombreux sont ceux qui souffrent de démangeaisons (appelées aussi prurit). Les causes de ces démangeaisons sont très nombreuses. En dehors de la peau sèche déjà abordée ci-dessus. Il peut sagir de problèmes dermatologiques banals comme des folliculites caractérisées par une éruption de petits boutons de quelques millimètres, rouges, autour des poils qui en occupent le centre. Ces folliculites sont très fréquentes même chez des sujets non séropositifs. Elles sont plus souvent localisées au niveau des membres ou des aisselles ou encore du pubis. Si elles sont importantes, gênantes et quelles résistent malgré un traitement bien suivi, le dermatologue pourra proposer de faire un prélèvement ; il sagit dun simple grattage de la peau, indolore, afin de rechercher des germes, champignons ou staphylocoques qui seront efficacement combattus par des pommades ou des lotions prescrites par le médecin, ou dans certains cas par des comprimés dantibiotiques.
prurigo Le prurigo se manifeste sous forme de boutons qui apparaissent sous la peau, souvent au niveau du visage, du cou, du torse, qui grattent dès leur apparition si bien que celui qui en souffre se demande parfois si les lésions sont les conséquences du grattage. Le grattage peut entraîner de véritables plaies arrondies, qui se recouvrent dune croûte plus ou moins noire. Le dermatologue pourra être amené à sassurer de labsence dun germe qui pourrait être responsable des symptômes et relever dun traitement adapté. De la même façon, il éliminera le diagnostic de la gale. Parfois des pommades à base de Cortisone© sont efficaces, ou des médicaments antiallergiques (Zyrtec©, Tinset©, Teldane©, etc). Quand aucune cause nest retrouvée, dautres traitements peuvent être tentés, par exemple les rayons ultraviolets (UV) ou la PUVA thérapie© qui peuvent arriver à bout des symptômes sans gravité mais qui empoisonnent la vie quotidienne. De toute façon, il est important de ne pas laisser les choses empirer ni dappliquer de soi-même tous les tubes de crèmes présents chez soi. Les conseils réguliers dun généraliste ou dun dermatologue sont indispensables et la persévérance sont les conditions du succès. Il faut savoir aussi que ces ennuis sont passagers et quils finissent toujours par sarranger et le plus souvent, à disparaître complètement.
psoriasis Le psoriasis est une maladie dorigine génétique très fréquente dans la population générale. Il se manifeste par des lésions rouges et recouvertes de squames (fines lamelles cutanées) blanchâtres localisées en général au niveau des coudes, des genoux, du cuir chevelu mais parfois plus diffuses. Au cours de linfection par le VIH, la fréquence du psoriasis est plus grande sans quon en comprenne la raison. Les traitements sont les mêmes que le traitement utilisé habituellement pour soigner le psoriasis. Le Retrovir© entraîne parfois une amélioration des lésions.
dermite séborrhéique La dermite séborrhéïque est elle-aussi une infection très banale dans la population générale, mais elle est encore plus fréquente au cours de la séropositivité. Cette affection se caractérise par des plaques rouges, desquamatives, cest-à-dire quelles se recouvrent de squames qui se détachent, un peu léquivalent pour la peau, des pellicules du cuir chevelu ; ces plaques se situent habituellement au niveau des pommettes, des sourcils, des plis entre le nez et les joues et à la lisière du cuir chevelu. Chez les personnes séropositives, elle a tendance à être résistante aux traitements habituels, et à devenir quasi permanente. Le meilleur traitement consiste à appliquer tous les jours des antifungiques (Kétoderm©, Daktarin©, etc) voire des gels ou des crèmes à base de Cortisone©, appelés dermocoticoïdes (Locapred©, Tridésonit©, Diprosone©, etc). Il faut limiter le plus possible lutilisation des produits à base de Cortisone© et suivre scrupuleusement les prescriptions de son médecin.
l'herpès Lherpès existe sous deux formes : Le bouton de fièvre sur la lèvre (déclenché par la fièvre, le soleil ou le stress), est causé par le HSV-1 (herpès simplex virus type 1). Il est contracté dans lenfance et peut ne jamais se déclencher. Lherpès génital est dû au HSV-2 (herpès simplex virus type 2) qui est sexuellement transmissible. Il apparaît sur les organes génitaux, les fesses ou lanus. Il nest pas dangereux, sinon douloureux au moment des crises. Les femmes enceintes doivent être vigilantes car lherpès peut être la cause de complications, notamment au moment de laccouchement, pour le nouveau-né. Lherpès se caractérise par une évolution par crise dune dizaine de jours plus ou moins rapprochées. Il guérit seul, mais son évolution peut être ralentie par lapplication de crème (Cutherpès©, Zovirax©) ou par la prise de comprimés de Zovirax© (5 comprimés par jour, en 5 prises pendant 5 jours, en général). La séropositivité naccentuera pas les crises, ne les feront pas partir plus vite et ne sera pas un frein à la réponse du traitement. Une forme particulière dherpès se voit chez les personnes séropositives à une phase avancée de linfection par le VIH, à un moment où le système immunitaire est très affaibli (moins de 200 CD4). Il sagit de lésions en général génitales ou anales qui ressemblent plus à des aphtes quau traditionnel bouton dherpès. Ces lésions sont douloureuses et nont pas tendance à guérir spontanément mais au contraire à sétendre. Un traitement par voie générale au Zovirax© guérit ces lésions mais si elles récidivent trop souvent, un traitement dentretien continu devient nécessaire.
les verrues Ce sont les mêmes que celles observées chez les enfants. On les voit souvent sur les pieds et les mains et se soignent de la même façon chez les personnes séropositives (vernis, azote liquide, laser ...). Elles ont, cependant, tendance à être plus étendues et plus longues à traiter chez les personnes séropositives.
le zona Le zona peut survenir à nimporte quel stade de linfection et ne favorise pas lévolution de la maladie. Cest une maladie que lon voit aussi bien chez les séronégatifs, les personnes âgées ou les enfants. Il est dû au virus de la varicelle qui persiste après la guérison de cette maladie infantile et pendant toute la vie, dans des ganglions nerveux situés près de la colonne vertébrale. Sous linfluence dun facteur déclenchant inconnu, le virus chemine le long du nerf et va former des lésions, dabord rouges qui se couvrent après un jour ou deux de vésicules regroupées en petites plaques arrondies de quelques centimètres de diamètre. Les lésions suivent le trajet du nerf et forment une bande discontinue sur la moitié gauche ou droite du corps, mais jamais sur les deux en même temps. Souvent localisé au niveau du torse, le zona peut aussi toucher un membre ou une moitié du visage. Sil atteint loeil, une surveillance ophtalmologique est indispensable. Une personne atteinte de zona peut transmettre le virus de la varicelle à quelquun qui ne la jamais eue. Le zona peut saccompagner de douleurs importantes même après la guérison, pendant un mois. Le traitement par Zovirax© à haute dose par perfusion est indiqué chez une personne séropositive, surtout si le zona est étendu et que la faiblesse immunitaire est importante. Dans tous les cas, il guérit, les lésions vésiculaires séchant et laissant la place à des croûtes assez profondes qui peuvent laisser une cicatrice.
molluscum contagiosum Les molluscum contagiosum, qui ressemblent à de petites verrues, sont causés par un virus, fréquent chez lenfant, beaucoup plus rare chez ladulte où il se limitent aux parties génitales Au cours de linfection par le VIH, ils peuvent se multiplier en grand nombre, surtout sur le visage, le cou, les cuisses, le pubis et les organes génitaux. Ils se présentent sous la forme de boutons blanchâtres ou roses, indolores, formant un relief avec la peau. Ils posent surtout un problème esthétique. Le dermatologue les enlève avec une curette ou de lazote liquide. Ils ont plus tendance à récidiver lorsque la faiblesse immunitaire est grande.
Les maladies du sang
Liste des maladies :
neutropénie Elle peut résulter dune toxicité médicamenteuse. De nombreux médicaments utilisés au cours de linfection à VIH sont toxiques pour les neutrophiles (RETROVIR©, MALOCIDE©, BACTRIM©, CYMEVAN©, ADIAZINE© et Interféron, par exemple). Lorsque plusieurs de ces médicaments sont pris simultanément, larrêt dun ou plusieurs dentre eux pourra être envisagé. Les traitements anticancéreux (chimiothérapie et radiothérapie) entraînent une diminution des globules blancs. Les agents responsables de la tuberculose ou des mycobactéries atypiques peuvent infecter la moelle osseuse et gêner son fonctionnement. Le cytomégalovirus et le VIH, eux-mêmes, peuvent être responsables de cette diminution. Du fait quelle représente un facteur de risque dinfections, la neutropénie est une contre-indication à certains médicaments. Si le médicament est absolument nécessaire, par exemple le CYMEVAN©, lors dune rétinite à cytomégalovirus (CMV), on pourra être amené à stimuler les réserves de la moelle osseuse grâce à un facteur de croissance hématopoïétique. Ces substances sont souvent utilisées dans le cadre de traitement anticancéreux.
thrombopénie Il sagit de la diminution du nombre de plaquettes. Celles-ci sont chargées, entre autres, de la cicatrisation des vaisseaux sanguins (hémostase). La thrombopénie est très souvent observée lors de linfection à VIH, quel quen soit le stade. Lorsque le nombre de plaquettes est compris entre 25000 et 50000/mm3, on ne constate aucune manifestation hémorragique visible. Seul l'examen de surveillance permet de la détecter. En revanche, en dessous de 20000/mm3, il existe généralement des signes hémorragiques. Les moins graves concernent la peau et se présentent sous forme de petits point rouges de la grosseur dune tête dépingle, decchymoses ou dhématomes (bleus) apparaissant en labsence de traumatisme ou pour un traumatisme minime. Un peu plus grave sont les signes qui impliquent les muqueuses : saignements de nez, règles très prolongées et abondantes. Autres signes de gravités, les bulles de sang dans la bouche ou sur la langue, entraînant le risque dune hémorragie brutale, surtout à lintérieur du cerveau et des méninges.
anémie Pâleur, essoufflement, fatigue : Penser à lanémie. Lanémie, contrairement aux croyances populaires, ne correspond pas à une désalimentation, mais à une diminution des globules rouges. Leur rôle est de transporter loxygène dans le sang jusquaux cellules au moyen dune grosse molécule riche en fer, appelée hémoglobine. Une diminution de lhémoglobine dans le sang, entraîne une diminution de loxygène dans le sang. Cette diminution se traduit par une pâleur, un essoufflement et de la fatigue. Lanémie est un problème fréquent au cours de linfection à VIH. Les causes sont diverses et le médecin peut être amené à entreprendre des explorations complémentaires pour les préciser. Lune des cause les plus fréquentes est le traitement par le RETROVIR©. Le médecin vérifie mensuellement le nombre de globules rouges, en cas de traitement au RETROVIR©. Sous traitement avec ce médicament, les globules rouges augmentent de volume. Lorganisme compense cette augmentation par une diminution des globules. Une anémie est bien tolérée par lorganisme qui sy adapte Il existe bien dautres causes danémie au cours de linfection à VIH. Une anémie importante peut être liée à une infection des cellules chargées de produire les globules rouges dans la moelle épinière, par un virus dénommé parvovirus. Parfois, certains médicaments comme la DISULONE© entraînent une destruction excessive des globules rouges. Les anémies dites inflammatoires sont très fréquentes. Elles sont dues à des infections dont il faudra chercher lorigine afin de la traiter. Lanémie peut aussi résulter de carences en cas de régime alimentaire déséquilibré, par exemple, ne comportant pas assez de crudités. Ce peut être le cas chez certains sujets infectés par le VIH et souffrant de diarrhées, qui s'imposent des régimes sans crudités de façon à éviter daggraver leurs troubles digestifs. La carence peut alors être corrigée par lapport de vitamines. Une autre forme danémie est celle qui résulte dune carence en fer, constituant principal de lhémoglobine. Ces carences sont dues à des hémorragies minimes ou moyennes mais répétées. Ces hémorragies répétées passent souvent inaperçues car elles résultent dune lésion de lintestin, de lestomac ou dorigine gynécologique, lorsque les règles sont anormalement fréquentes et prolongées.
Myopathies
Elles s'observent tous les stades de l'infection. Il s'agit de faiblesse musculaire, surtout des membres inférieurs, des douleurs importantes et une fonte des muscles. On pense qu'elles trouvent leur origine dans une réaction du système immunitaire. L'amélioration peut être spontanée et accélérée par la prise de corticoïdes pendant une courte période. Elle est souvent due la prise de Rétrovir.
Neuropathies périphériques
Il peut s'agir d'anomalies de sensibilité superficielle (sensation de brûlure, de froid, de fourmillements, de picotements, d'engourdissement, sur une région du corps localisée, plante des pieds, cuisse, bras, face, etc.) ou très précise (une bande étroite au niveau du thorax...). On appelle ces phénomènes des paresthésies. Parfois il s'agit d'atteintes de sensibilité profonde : douleur fulgurante traversant le corps, impression d'avoir les chevilles serrées dans des brodequins trop étroits, avoir l'impression que la poitrine est serrée dans des bandes, impression de morsure, de rongement, qu'un clou pénètre dans le corps, etc. On peut constater également des troubles moteurs marqués : faiblesse musculaire (parésie), de paralysie apparaissent plus ou moins rapidement (fatigabilité à la marche, accrochage des pieds dans les escaliers, paralysie faciale, etc.).
La pneumocystose
Elle débute, le plus souvent, de façon lente et progressive. Les symptômes font d'abord penser à une infection banale. Le malade se plaint de toux "sèche", sans crachats, fatigante, empêchant le sommeil. Parallèlement, il apparaît un essoufflement (dyspnée) qui gène d'abord pour faire des efforts (monter un escalier, marcher...) puis survient pour des actes de plus en plus minimes (faire sa toilette, faire son ménage,...). La dyspnée risque de devenir oppressante même au repos. Les symptômes respiratoires s' accompagnent de fièvres, d'une fatigue de plus en plus intense, d'une perte d'appétit, d'amaigrissement.
La toxoplasmose cérébrale
La toxoplasmose cérébrale associe généralement des mots de tête importants et persistants, résistants aux médicaments habituels (paracétamol, aspirine), une fièvre et des signes témoignant de la souffrance cérébrale qui varient en fonction de la localisation dans le cerveau des abcès toxoplasmiques (il peut s'agir de la paralysie d'un membre, de troubles du langage avec manque de mots, de problèmes de vision, parfois de crises d'épilepsie...). Exceptionnellement, il peut se développer une infection diffuse du cerveau, sans abcès. Les signes sont alors une somnolence exagérée pouvant se transformer, si on laisse faire, en coma.
Tuberculose et mycrobactéries atypiques
Chez les personnes possédant un système immunitaire efficace, le bacille peut connaître deux avenirs :
- soit la bactérie est totalement éliminée par l'organisme,
- soit elle se cache dans une cavité qu'elle se fabrique dans le poumon. Elle va y rester latente, comme en hibernation. La guérison est apparente.
Lorsque la personne est immunodéprimé (sida, cancer, personnes âgées, SDF, sujets non vaccinés, alcooliques, diabétiques...), la bactérie va se réveiller, la caverne se fissurer et le bacille se reproduire et se disséminer dans l'organisme. Les symptômes rappellent ceux d'une grippe : fièvre élevée, toux importante, crachats abondants... Par la suite, des signes plus généraux apparaissent : amaigrissement, agitations nocturnes. Le risque est de voir le bacille envahir tout l'organisme, poumons, viscères, méninges.
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